segunda-feira, outubro 23, 2006

Si no fuese por su nombre!






Por qué tienes nombre tú,
día, miércoles?
Por qué tienes nombre tú,
tiempo, otoño?
Alegría, pena, siempre
por qué tenéis nombre: amor?

Si tú no tuvieras nombre,
yo no sabría qué era
ni cómo, ni cuándo. Nada.

Sabe el mar cómo se llama,
que es el mar? Saben los vientos
sus apellidos, del Sur
y del Norte, por encima
del puro soplo que son?

Si tú no tuvieras nombre,
todo sería primero,
inicial, todo inventado
por mí,
intacto hasta el beso mío.
Gozo, amor: delicia lenta
de gozar, de amar, sin nombre.

Nombre: qué puñal clavado
en medio de un pecho cándido
que sería nuestro siempre
si no fuese por su nombre!


Pedro Salinas



pindaro

domingo, outubro 22, 2006

Como os ciprestes


















O mistério prospera entre o silêncio - como os ciprestes. Não há nada que instingue mais a curiosidade do que a ausência: seja na forma de um abismo, ou de Deus, ou de uma mulher que apenas passe, e não diga nada.

José Eduardo Agualusa



pindaro

Un chant périssable





















Les mots que l'on dit sur les lèvres meurent
Le sens qu'ils portaient s'éteint lentement
Il faut accepter que rien n'en demeure
Les baisers sont seuls partis les amants

Je ne t'ai donné qu'un chant périssable
Comme était ce coeur pourtant qui battit
Ah mon triste amour mon chateau de sable
Les baisers sont seuls partis les amants

Louis Aragon



pindaro

sábado, outubro 21, 2006

Mais morena



Parecia que a tarde se punha mais morena

Frederico Garcia Lorca


pindaro

Um cacho de sílabas


... ele dizia-me que do mesmo modo que uma constelação de estrelas chega a formar uma figura de escorpião ou de aquário, também um cacho de sílabas procura formar uma palavra e a palavra procura afanosa palavras afins (amigas ou inimigas) até formar uma imagem. a imagem atravessa o mundo inteiro para dar um abraço reconciliado à sua imagem irmã, há muito perdida ou hostil. Assim nasce a metáfora...

Carlos Fuentes


pindaro

L`empire






L'empire de la caresse est pour les animaux
Je l'ai remis entre tes mains
Pour qu'ils n'en soient jamais privés

L'empire de la parole est pour les amoureux
Je m'y suis installé j'y suis seul je m'y ennuie
Que les rêveurs attendent à la porte
la bouche ouverte

Ils n'obtiendront jamais la vérité
La vérité une caresse par-ci par-là
et l'amertume
ils n'auront que les mots des miroirs
déformants
Dont ils ne sortiront jamais.

Paul Eluard


pindaro

Eveiller






Ses yeux, qui sont les yeux d'un ange,
Savent pourtant, sans y penser,
Eveiller le désir étrange
d'un immatériel baiser


Paul Verlaine


pindaro

A uma sede indefenível


Glorifiquei-te no eterno.
Eterno dentro de mim
fora de mim perecível.
Para que desses um sentido
a uma sede indefinível.

Para que desses um nome
à exactidão do instante
do fruto que cai na terra
sempre perpendicular
à humidade onde fica.

E o que acontece durante
na rapidez da descida
é a explicação da vida.

Natália Correia


pindaro

Passionnément










Je l'aime un peu, beaucoup, passionnément,
Un peu c'est rare et beaucoup tout le temps.
Passionnément c'est dans tout le mouvement :
Il est caché sous cet un peu bien sage

Et dans : beaucoup il bat sous mon corsage
Passionnément ne dort pas davantage
Que mon amour aux pieds de mon amant
Et que ma lèvre en baisant son visage


Louise de Vilmorin



Pindaro

Saint travail de l`homme et de la femme









Ô débuts, deux inconnus soudain
merveilleusement se connaissant,
lèvres en labeur, langues téméraires,
langues jamais rassasiées, langues
se cherchant et se confondant, langues
en combat, mêlées en tendre haleine,
saint travail de l'homme et de la
femme, sucs des bouches, bouches
se nourrissant l'une de l'autre,
nourritures de jeunesse ...


Albert Cohen

pindaro

Intuito





Harmonioso vulto que em mim se dilui.
Tu és o poema
e és a origem donde ele flui.
Intuito de ter. Intuito de amor
não compreendido.
Fica assim amor. Fica assim intuito.
Prometido.

Natália Correia


pindaro

Único vestido





mais do que um sonho: comoção!
sinto-me tonto, enternecido,
quando, de noite, as minhas mãos
são o teu único vestido.

e recompões com essa veste,
que eu, sem saber, tinha tecido,
todo o pudor que desfizeste
como uma teia sem sentido;
todo o pudor que desfizeste
a meu pedido.

mas nesse manto que desfias,
e que depois voltas a pôr,
eu reconheço os melhores dias
do nosso amor.


David Mourão-Ferreira


pindaro

L'invitation au voyage



Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté

Charles Baudelaire


pindaro

La Fusión



Al amanecer,
el mundo me besa
en tu boca, mujer.

Juan Ramon Jimenez


pindaro

D`autre sorte


Amour est bonheur d'autre sorte
Il tremble l'hiver et l'été
Toujours la main dans une porte
Le coeur comme une feuille morte
et les lèvres ensanglantées
Amour est bonheur d'autre sorte.


Louis Aragon


pindaro

La rumeur


Il y a entre tes cuisses adorées Madeleine
La rumeur de tout l'amour comme le chant sacré de la mer bruit tout entier dans le coquillage
Guillaume Apollinaire


pindaro

Trait d´union





L'homme et la femme rapprochés par le ressort de
l'amour me font songer à la figure de la coque du navire
lié par son amarre à la fascination du quai.

Ce murmure, cette pesanteur flexible, ces morsures répétées, la proxi-
mité de l'abîme, et par-dessus tout, cette sûreté tempo-
raire, trait d'union entre fureur et accalmie.


René Char


pindaro

Partes elementares com vista à iniciação da polpuda e licorosa Hilária de sobrancelha sexy











Il y a des choses
qu'on ne peut dire
qu'en embrassant...
Parce que les choses
les plus profondes et les plus pures
peut-être ne sortent pas de l'âme
tant qu'un baiser ne les appelle.

Maurice Meterlinck


pindaro

Rebaise-moi




Baise m'encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m'en un de tes plus savoureux,
Donne m'en un de tes plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.


Louise Labé



pindaro

Il coule et nous passons












Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !


Lamartine



pindaro